L’Affaire des Pilules nouvelles générations.

InterPharma a proposé une discussion, au travers d’une conférence sur l’Affaire des Pilules nouvelle génération.

 

– Mme. Katia Dubois, Gynécologue au planning familial, nous a présenté :

. La classification des pilules, leur mode d’action et leurs effets

. Le point de vue des femmes, leur ressenti, leurs craintes, et la façon dont elles vivent la contraception

. Les répercussions de ce scandale sur leur vie quotidienne

 

– M. Eric Doudet, Pharmacien et maître de stage sur Tours, est venu partager son expérience :

. Comment les officines ont été obligées de répondre aux demandes, après l’annonce par les médias du «  scandale » (risque thrombotique des pilules de 3ème génération : 4/10 000 !!) : échange avec les autorités, réflexion sur les réponses à donner, révision de la classification et pharmacologie de ces molécules.

. Comment les officines se sont adaptées : exemple ! La solution que M. Doudet et son équipe ont mise en place ensemble : un diagramme décisionnel de délivrance dans les différents cas de renouvellements d’ordonnance de pilules, oubli, …

 

–  Mme. Laurence Douziech, Maître de conférences à la Faculté de Pharmacie de Tours, nous a donné son point de vue sur :

. La stratégie marketing des laboratoires à l’époque de la commercialisation des ces contraceptifs : certains laboratoires ont fait le choix de ne pas demander le remboursement de leurs pilules de nouvelle génération. Ils étaient donc libres de fixer leur prix. Tout en sachant que les femmes seraient prêtes à payer pour leur contraception.

Les laboratoires ont ensuite fait la promotion des pilules de nouvelle génération.

. Le pourquoi du déremboursement mais du maintien de ces produits sur le marché :

– maintien sur le marché : efficacité inchangée

– déremboursement : sur-risque d’événements thromboemboliques veineux par rapport aux contraceptifs oraux de 1ère et  2ème génération + absence             d’avantage démontré en termes de tolérance clinique pour les femmes exposées aux contraceptifs oraux de 3ème génération par rapport aux contraceptifs oraux de 2ème ou de 1ère génération = SMR insuffisant

 

Nous étions ravis de constater la forte mobilisation des étudiants de pharmacie de Tours, toutes filières et promotions confondues, autour de ce sujet. Nous avons aussi eu l’heureuse surprise de retrouver des étudiants sages-femmes, infirmières et jeunes pharmaciens, venus écouter cette conférence.

 

Nous avons terminé cette rencontre autour d’un buffet, l’occasion pour nous tous d’échanger dans un climat de convivialité, avec les intervenants.

 

Merci à tous pour cet échange riche !